L’hématurie correspond à la présence de sang dans les urines. Elle peut être visible à l’œil nu, rendant les urines rouges ou brunâtres, ou n’être détectée qu’au microscope lors d’un examen d’urine. Même si elle peut être indolore et transitoire, l’hématurie n’est jamais banale. Elle doit toujours motiver une consultation médicale afin d’en rechercher la cause.
L’Association Française d’Urologie insiste sur l’importance d’un diagnostic rapide. La présence de sang peut en effet traduire une simple infection urinaire, mais aussi révéler une maladie plus sérieuse comme une tumeur de la vessie, de la prostate ou du rein.
L’hématurie se manifeste par un changement de couleur des urines ou par une découverte fortuite lors d’un examen. Dans certains cas, elle peut s’accompagner de brûlures urinaires, d’envies fréquentes d’uriner ou de douleurs lombaires.
On parle d’hématurie macroscopique lorsque le sang est visible à l’œil nu. Les urines deviennent rouges, brunâtres ou parfois contiennent des caillots. Même si l’épisode est unique ou disparaît rapidement, il nécessite toujours un bilan spécialisé.
L’hématurie microscopique n’est pas visible par le patient. Elle est découverte lors d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) ou d’une analyse de routine. Bien que plus discrète, elle doit également être explorée, car elle peut être le signe d’une pathologie débutante urologique ou néphrologique
Les causes sont nombreuses et parfois bénignes. L’infection urinaire est une cause fréquente, notamment chez la femme. Les calculs urinaires, en irritant les voies urinaires, peuvent aussi entraîner des saignements.
Chez l’homme de plus de 50 ans, une hypertrophie bénigne de la prostate peut expliquer une hématurie. Cependant, l’une des principales préoccupations reste la présence d’une tumeur urologique (vessie, rein, prostate). C’est pourquoi toute hématurie doit être prise au sérieux, même en l’absence de douleur.
Certaines maladies rénales, des anomalies vasculaires ou encore des traitements anticoagulants peuvent également provoquer des saignements urinaires.
Le diagnostic repose sur plusieurs étapes. Le médecin commence par un interrogatoire et un examen clinique, puis prescrit un ECBU pour éliminer une infection.
L’échographie rénale et vésicale est souvent le premier examen d’imagerie réalisé. Elle permet de rechercher des calculs ou une masse. Un scanner abdominopelvien peut être nécessaires pour compléter l’évaluation.
L’examen clé en urologie est la cystoscopie, qui consiste à visualiser directement l’intérieur de la vessie à l’aide d’une caméra introduite par les voies naturelles. Elle permet de détecter rapidement une tumeur, une inflammation ou toute autre anomalie.
À la Clinique Urologique Nantes Atlantis, ces examens sont réalisés dans un cadre spécialisé, avec un accès direct aux techniques diagnostiques modernes. Le patient bénéficie d’une prise en charge coordonnée, de la consultation initiale aux éventuels traitements.
La prise en charge dépend entièrement de la cause identifiée.
En cas d’infection, un traitement antibiotique permet de faire disparaître les symptômes. Les calculs urinaires peuvent nécessiter une lithotritie (fragmentation des calculs) ou une intervention endoscopique. Pour les hypertrophies bénignes de la prostate, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux adaptés sont proposés.
Si une tumeur est découverte, la prise en charge est adaptée à son stade et à sa localisation. Pour une tumeur de la vessie par exemple, une résection endoscopique peut être réalisée, suivie au besoin d’instillations intravésicales. Pour les cancers du rein ou de la prostate, des stratégies spécifiques sont proposées, allant de la chirurgie à la radiothérapie.
La Clinique Urologique Nantes Atlantis dispose d’une expertise reconnue dans la prise en charge de ces pathologies, avec une équipe pluridisciplinaire et un plateau technique complet. L’accompagnement des patients inclut à la fois les soins médicaux, chirurgicaux et le suivi personnalisé.
Le pronostic dépend de la cause. Lorsqu’elle est liée à une infection ou à des calculs, l’évolution est le plus souvent favorable une fois le traitement instauré. En revanche, lorsqu’une tumeur est en cause, le pronostic repose sur un diagnostic précoce.
C’est pourquoi il est essentiel de consulter rapidement dès l’apparition d’un saignement urinaire, même isolé. Un dépistage précoce permet d’augmenter considérablement les chances de guérison en cas de cancer et d’éviter des complications liées à une prise en charge tardive.
Non. Elle peut être liée à une infection ou à un calcul. Mais elle peut aussi révéler une tumeur. Dans tous les cas, elle doit faire l’objet d’un bilan médical.
L’ECBU, l’échographie, le scanner et surtout la cystoscopie sont les principaux examens. Ils permettent d’explorer l’ensemble de l’appareil urinaire.
Oui, il est possible que le saignement cesse rapidement. Mais cela ne signifie pas que la cause est bénigne. Même une hématurie transitoire doit être explorée.
Il faut consulter rapidement si l’hématurie est abondante, si elle s’accompagne de caillots ou de douleurs importantes, ou si elle survient chez une personne à risque (tabac, antécédent de tumeur urologique, traitement anticoagulant).