L’Adénome ou Hypertrophie Bénigne de la Prostate

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une pathologie fréquente favorisée par le vieillissement et liée au développement de l’adénome prostatique responsable d’un obstacle chronique à la vidange de la vessie.

Les symptômes dépendront de l’importance de l’obstruction et de la tolérance de la vessie à celle-ci.

L’Adénome ou Hypertrophie Bénigne de la Prostate

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une pathologie fréquente favorisée par le vieillissement et liée au développement de l’adénome prostatique responsable d’un obstacle chronique à la vidange de la vessie.

Les symptômes dépendront de l’importance de l’obstruction et de la tolérance de la vessie à celle-ci.

Les deux éléments participant à la constitution de cette obstruction sont la perte de souplesse des fibres du col vésical, et l’augmentation de volume de la prostate.

La gêne peut être majeure et précoce, dès 40 ans, avec un volume prostatique normal. Tout comme être absente malgré une très volumineuse hypertrophie prostatique, chez un homme de 80 ans.

 C’est la sévérité et l’ancienneté de l’obstruction qui pourront être à l’origine des complications tant au niveau vésical (vessie de lutte, diverticule vésical, calcul vésical, rétention aigüe), que rénal (insuffisance rénale obstructive).

Le diagnostic de L’Adénome ou Hypertrophie Bénigne de la Prostate

  1. Le diagnostic repose sur l’interrogatoire et la recherche des symptômes fonctionnels urinaires :
  • Retard au démarrage de la miction, jet faible, gouttes retardataires
  • Fréquents besoin d’uriner, levers nocturnes, urgenturie, brûlures mictionnelles

 

  1. Le toucher rectal permet de se rendre compte du volume et la consistance de la prostate.

 

  1. Le contrôle échographique vésico-prostatique qui permet d’observer le développement prostatique intra vésical (à l’intérieur de la vessie), la qualité de la vidange de la vessie et l’aspect des cavités rénales.

 

  1. La débitmétrie, permettant d’apprécier le degré d’obstruction prostatique.

 

 De ces éléments découleront la conduite à tenir et le choix de l’approche thérapeutique optimale.

Les traitements de l’Hypertrophie Bénigne de la Prostate

1. Les traitements médicamenteux

Dans 90 % des cas, l’option retenue est celle d’un traitement médical qui s’appuiera sur trois classes médicamenteuses :

  • Les α-bloquants : efficaces après 48 heures de traitement, ils agissent directement sur la souplesse des fibres du col vésical. C’est le traitement le plus adapté sur le plan physiopathologique et le plus à même d’améliorer la situation. Ils sont parfaitement tolérés sur le long terme, mais parfois à l’origine de phénomènes à type d’hypotension, qui peuvent contraindre à leur arrêt, malgré leur efficacité.
  • Les inhibiteurs 5 Alpha Réductase qui assurent la réduction du volume prostatique mais dont l’effet éventuel sur la symptomatologie n’est perceptible qu’après six mois de traitement. Ils peuvent avoir un impact sur la qualité des érections et réduisent par deux le taux de PSA.
  • La phytothérapie pouvant modérer le syndrome irritatif vésical.

 En cas d’échec de l’approche médicamenteuse, le recours à une option chirurgicale habituellement strictement endoscopique sera envisagé.

2. Les traitements chirurgicaux

Ces interventions sont effectuées sous anesthésie par les voies naturelles. Elles visent à éliminer les éléments obstructifs constitués par le développement de l’adénome de la prostate.

Elles consisteront :

  • En cas de volumétrie prostatique normale en une simple incision du col vésical
  • Lorsque le volume prostatique est inférieur à 80 ml, en une résection endoscopique
  • Et lorsque le volume prostatique est supérieur à 80 à 100 ml, en une adénomectomie endoscopique (par énucléation au laser)

 

La Clinique Urologique Nantes-Atlantis ne réalise plus de vaporisation laser, et n’a plus recours à l’adénomectomie par abord abdominal sus-pubien.

Les résultats obtenus sont habituellement stables au fil des années. D’autres techniques endoscopiques moins invasives (REZUM) sont également en développement et en cours d’évaluation.

Les praticiens

Dr Jacques Lacoste

Dr Thierry Rousseau

Dr Eric Potiron

Dr Pierre Nevoux

Dr Lionel Hoquétis